BEST-OF 2021 FIA KARTING : ALBAN MARTINET – CIK-FIA SECRÉTAIRE EXÉCUTIF

« Je compte m’impliquer avec force dans le nouveau projet de la CIK-FIA visant à développer la base de notre sport »

30 ans d’expérience dans le Karting

Depuis le 11 octobre 2021, Alban Martinet est le nouveau secrétaire exécutif de la CIK-FIA. Il remplace l’Allemand Kay Oberheide, parti à la retraite à la mi-saison. Pilote émérite dans les années 90, le Français a occupé différents postes en rapport avec le karting durant sa carrière professionnelle.

POUVEZ-VOUS RETRACER LE PARCOURS QUI VOUS A MENÉ AU POSTE DE SECRÉTAIRE EXÉCUTIF DE LA CIK-FIA ?

J’ai débuté en tant que pilote en 1991. Deux ans plus tard, j’ai terminé vice-Champion d’Europe Intercontinental A, dans une catégorie qui regroupait plus de 130 pilotes. Chaque pilote disputait 7 manches de qualification, puis une préfinale et une finale pour les meilleurs, avec seulement 4 pneumatiques + 1 de secours à gérer des essais chronométrés à la finale ! L’année suivante, j’ai tenté ma chance en Formule Campus, l’équivalent de la F4. Je termine deuxième. Je gagne au Mans dès mes débuts en Formule Renault, mais je dois arrêter, faute de budget. Pour mon retour en Karting en 1997, je termine vice-Champion d’Europe Formule A. Cette année-là, j’ai réalisé la pole position au Championnat du Monde, mais la réussite n’a pas été au rendez-vous. Ensuite, je me suis investi dans ma carrière professionnelle.

POUR QUELLES SOCIÉTÉS AVEZ-VOUS TRAVAILLÉ ?

J’ai d’abord intégré l’équipe du Palais Omnisports de Paris-Bercy. Ce poste m’a amené à travailler sur l’organisation de nombreux événements, dont les Masters de Karting qui étaient en lien avec la CIK-FIA. Puis, j’ai été recruté par Tag-Heuer, avant de rejoindre Sodikart pour développer le Challenge Rotax en France, la Bridgestone Cup ou lancer les Sodi World Series par exemple. L’ACO a ensuite fait partie de mon parcours. J’ai participé à l’organisation de plusieurs épreuves internationales, dont le Championnat du Monde en 2015, deux Championnats d’Europe et le Championnat d’Endurance FIA Karting dans le cadre des 24 Heures Karting.

AVEZ-VOUS SUIVI LES GRANDES ÉVOLUTIONS QUI ONT MARQUÉ LE KARTING INTERNATIONAL CES DERNIÈRES ANNÉES ?

Bien sûr ! J’ai pu apprécier l’arrivée des moteurs OK et OK-Junior. En faisant le tour du paddock, j’ai constaté tout le bien que les pilotes et les professionnels en pensaient. J’espère que nous allons pouvoir étendre l’influence de ce type de motorisation dans le monde. La désignation d’un promoteur pour améliorer l’attractivité et la visibilité du Karting ou encore la volonté d’accroître l’équité sportive avec la mise en place des kits de fixation des carénages avant ont fait partie des changements ayant eu un impact positif sur la discipline. A ce titre, il faut saluer tout le travail effectué ces dernières années. Les épreuves FIA Karting présentent des plateaux qualitatifs et quantitatifs, il faut s’en réjouir.

QUELQUES JOURS APRÈS VOTRE INTÉGRATION À LA CIK-FIA, VOUS VOUS ÊTES RENDUS AU CHAMPIONNAT DU MONDE FIA KARTING À CAMPILLOS EN ESPAGNE. QU’EN AVEZ-VOUS PENSÉ ?

Au-delà de l’aspect sportif et de la course qui a consacré deux jeunes champions prometteurs, il faut souligner la qualité d’organisation de cette épreuve. J’en ai profité pour aller à la rencontre de beaucoup de personnes dans le paddock. J’ai aussi remarqué que mon prédécesseur a laissé derrière lui une équipe d’officiels soudée et je suis ravi d’avoir commencé à travailler eux. A mes yeux, la qualité des relations humaines est primordiale, sur le terrain comme au sein de nos bureaux à Genève.

DÉBUT JUILLET, LE CONSEIL MONDIAL DE LA FIA A APPROUVÉ UNE STRATÉGIE GLOBALE AFIN DE FAVORISER LE DÉVELOPPEMENT DU KARTING. TRAVAILLER SUR CE SUJET S’ANNONCE PASSIONNANT…

Le haut niveau international joue parfaitement son rôle de vitrine du Karting, mais il est indispensable aujourd’hui d’augmenter le nombre de pilotes issus de la base et de créer des passerelles pour les attirer vers la compétition.

© Photo FIA Karting / KSP